Le viel homme et la mer.

ITALIE
Le viel homme et la mer.

# Posté le dimanche 20 avril 2008 14:48

Paris a quelque chose de magique.

Paris a quelque chose de magique.
Les gares sont compliqués, car mal indiqués. Elles sont la prommesse d'un départ prochain, et d'un retour certain. Elles sont donc a la fois rassurantes et déroutantes. On se sent perdu au milieu d'elles, face a toutes ces destinations et ces numéros de train. Nous c'est direction Paris, train n'1632. La promesse est tenue, les voeux sont exaucés, les sièges confortables.
Nous avons presque tout fait. L'arc de triomphe, la tour eiffel et tout les trucs ringards de touristes de bases. Le cinéma, le restaurant, les boutiques, la saint valentin.. Tout était parfait, magique, irréel, surnaturel. On ne se rendait pas compte. Ce dont on s'est rendu compte, et ce a quoi on essait de remédier, c'est a quel point nous sommes un couple "NIAN NIAN"! Parfaite incarnation de la chanson mon coeur mon amour d'Anaïs. Mais nous en sommes conscient, c'est déja ça! Quoi qu'il en soit de notre nianniantise, Paris on y retournera. Mais on reviendra. Car en même temps, en rentrant..
-Tu sens le sud?
-Tu sens le sud?

Dieu bénisse ce conte de fée.


<3


"Il pleut des cordes sur le génie de la place de la Bastille, nous marchons sous un ciel gris Percé par des milliers d'aiguilles. Il pleut des cordes sur le génie, les nuages trop lourds s'abandonnent, de l'eau pour les gens de Paris, pour l'ange nu sur la colonne. A l'horizon de nos fenêtres, plus rien ne bouge, plus rien ne vit, comme Paris semble disparaître, dilué dans de l'eau de pluie. A l'horizon le ciel défait l'ange ruisselant se dessine, on voudrait s'aimer à jamais, sous cette pluie que rien ne termine. Il pleut des cordes sur le génie, de la place de la Bastille, boire du thé tout l'après-midi, de ces dimanches de camomille. Il pleut des cordes sur le génie, qui aurait cru que si peu d'eau, ferait fuir les gens de Paris, laissant l'ange trop seul et trop haut. A l'horizon de nos fenêtres, plus rien ne bouge, plus rien ne vit, comme Paris semble disparaître dilué dans de l'eau de pluie.. A l'horizon le ciel défait l'ange ruisselant se dessine, on voudrait s'aimer à jamais, sous cette pluie que rien ne termine. Il pleut des cordes sur le génie, de la place de la Bastille, nous nous couchons avant minuit, dans des draps chauds qu'on éparpille. Il pleut des cordes sur le génie on sort des repas de famille, l'ange ruisselant dans la nuit, déploie ses ailes sur la Bastille."

# Posté le samedi 16 février 2008 17:14

Modifié le mercredi 20 février 2008 18:27

We wish you a merry chrimas

We wish you a merry chrimas
Les murs ont revétu leurs décorations de noel. La victoire sera a celui qui osera les ornements les plus kitchs. Drole de traditions que celle de noel. Drole de décorations qui l'accompagnent. Est ce la preuve d'un mauvais gout total ou bien juste une manière de camoufler la tristesse de cette période? Tristesse inconsciente; engendrée par le froid, le gris, les manteaux, et les engelures. Mais Noel arrive alors nous on revétit nos plus beaux sourires pour s'assortir aux murs. Pour mieux se fondre dans la masse. Pour oublier nos angoisses, qui, démunit de nos sourires qui font office de protection, nous sauteraient au visage de la même manière que le froid nous surprend et refroidit les corps et les ames. Pour fuir l'évidence, on met des sourires et des pulls, ça isole mieux. Certain aspect de Noel sont fort plaisant: les cachoteries quant aux cadeaux, les chocolats, les cadeaux, les chocolats, les cadeaux.. D'autres sont franchement énervants: l'abondance publicitaire, les crises de fois, la ruine a cause des cadeaux ou pire, lorsqu'on se sent obligé de faire des cadeaux au gens qu'on aime pas. Sombre hypocrisie.. Elle est de partout de nos jours, dans les établissements scolaires, en famille, entre amies, mais aussi, dans les gestes, dans la voix, dans les yeux.. Partout, c'est devenue tellement banal l'hypocrisie.
Celle de noel aussi.

# Posté le jeudi 20 décembre 2007 12:33

Modifié le jeudi 20 décembre 2007 12:44

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"M'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder le soleil qui s'en va
Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fou
Te dire que les méchants c'est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux
Car ils ont l'avantage d'être deux
Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants."

# Posté le samedi 10 novembre 2007 14:16

Eloge de la fatigue.

Vous me dites, Monsieur, que j'ai mauvaise mine,
Qu'avec cette vie que je mène, je me ruine,
Que l'on ne gagne rien à trop se prodiguer,
Vous me dites enfin que je suis fatigué.

Oui je suis fatigué, Monsieur, et je m'en flatte.
J'ai tout de fatigué, la voix, le coeur, la rate,
Je m'endors épuisé, je me réveille las,
Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m'en soucie pas.
Ou quand je m'en soucie, je me ridiculise.
La fatigue souvent n'est qu'une vantardise.
On n'est jamais aussi fatigué qu'on le croit !
Et quand cela serait, n'en a-t-on pas le droit ?

Je ne vous parle pas des sombres lassitudes,
Qu'on a lorsque le corps harassé d'habitude,
N'a plus pour se mouvoir que de pâles raisons...
Lorsqu'on a fait de soi son unique horizon...
Lorsqu'on a rien à perdre, à vaincre, ou à défendre...
Cette fatigue-là est mauvaise à entendre ;
Elle fait le front lourd, l'oeil morne, le dos rond.
Et vous donne l'aspect d'un vivant moribond...

Mais se sentir plier sous le poids formidable
Des vies dont un beau jour on s'est fait responsable,
Savoir qu'on a des joies ou des pleurs dans ses mains,
Savoir qu'on est l'outil, qu'on est le lendemain,
Savoir qu'on est le chef, savoir qu'on est la source,
Aider une existence à continuer sa course,
Et pour cela se battre à s'en user le coeur...
Cette fatigue-là, Monsieur, c'est du bonheur.

Et sûr qu'à chaque pas, à chaque assaut qu'on livre,
On va aider un être à vivre ou à survivre ;
Et sûr qu'on est le port et la route et le quai,
Où prendrait-on le droit d'être trop fatigué ?
Ceux qui font de leur vie une belle aventure,
Marquant chaque victoire, en creux, sur la figure,
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus
Parmi tant d'autres creux il passe inaperçu.

La fatigue, Monsieur, c'est un prix toujours juste,
C'est le prix d'une journée d'efforts et de luttes.
C'est le prix d'un labeur, d'un mur ou d'un exploit,
Non pas le prix qu'on paie, mais celui qu'on reçoit.
C'est le prix d'un travail, d'une journée remplie,
C'est la preuve, Monsieur, qu'on marche avec la vie.

Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
J'écoute mes sommeils, et là, je me sens fort ;
Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance,
Et ma fatigue alors est une récompense.

Et vous me conseillez d'aller me reposer !
Mais si j'acceptais là, ce que vous me proposez,
Si j'abandonnais à votre douce intrigue...
Mais je mourrais, Monsieur, tristement... de fatigue.

Robert Lamoureux


# Posté le mardi 23 octobre 2007 15:35

Modifié le mercredi 24 octobre 2007 10:31